Aux Ravins de Corbœuf, à Rosières en Haute-Loire, nous avons réalisé des aménagements en pierre sèche autour des points de vue d’un chemin de petite randonnée. Murs de soutènement, calades, escaliers, bancs et murets composent ce chantier. Toutes les pierres utilisées proviennent du site, après un important travail de glanage et de tri.
Le projet accompagne la découverte d’un paysage singulier. Les Ravins de Corbœuf sont classés depuis le 26 juin 2013 sur une superficie de 65 hectares, comme le précise la fiche de la DREAL consacrée au site.

Faire du chemin un parcours de découverte
Les points de vue donnent un rythme à la promenade. Les ouvrages en pierre sèche accompagnent ces arrêts et les passages qui les relient. Les murs retiennent localement les terres ou dessinent une limite ; les escaliers franchissent les dénivelés ; les bancs permettent de s’arrêter.
La diversité des ouvrages répond à celle du terrain. Une calade se lit au niveau du sol, tandis qu’un muret marque une bordure. Leur association donne une continuité au chemin sans demander une forme identique partout. Le travail consiste à relier ces situations avec des volumes adaptés à chaque emplacement.
Glaner, trier et bâtir avec les pierres sur place
La ressource en pierre constitue l’un des traits majeurs du chantier de Corbœuf. Avant de bâtir, il a fallu rassembler les pierres et les trier. Cette préparation permet de reconnaître les pièces utilisables pour les différentes parties des murs et des sols.
Les matériaux disponibles présentent des formats très variés. Leurs dimensions orientent leur usage, depuis les blocs les plus volumineux jusqu’aux pièces plus fines. La construction conserve ainsi la diversité de la matière présente sur le site, avec un assemblage réalisé sans mortier.

La pierre sèche dans les paysages de randonnée
Ce chantier montre la complémentarité entre aménagement paysager et travail du murailler. L’ouvrage doit remplir son rôle tout en restant cohérent avec le relief et la matière du lieu. Aux Ravins de Corbœuf, le réemploi des pierres sur place donne un lien direct entre le chemin et son environnement.
- murs de soutènement en pierre sèche ;
- calades et cheminements minéraux ;
- marches et escaliers dans la pente ;
- murets et bancs aux points de vue ;
- réemploi des pierres glanées directement sur le site.
Retrouvez une autre intervention sur un site de promenade à la cascade de la Beaume, ainsi que les principes de notre travail de construction en pierre sèche. Pour un chemin, un belvédère ou un espace d’accueil, contactez-nous afin d’étudier les usages et les contraintes du terrain.